Snowfall: Dealer en herbe

Snowfall, ou comment les trafics de drogue ont ravagé Los Angeles au début des années 80.

snow_betv

À croire que le type n’en a toujours pas fini avec ses vieux démons et que sa vie dans le Los Angeles des eighties l’a profondément marqué. En 1991, alors qu’il avait tout juste 23 ans et qu’il venait d’achever ses études cinématographiques, le metteur en scène John Singleton parvenait à vendre le scénario de Boyz’n The Hood, la loi de la rue, qui allait d’ailleurs devenir sa première réalisation. Ou l’histoire de trois potes originaires d’un ghetto du sud de la Cité des Anges, inspirée de ses propres expériences. Vingt-six ans plus tard, et après de nombreuses productions, il est de retour cette fois-ci sur le petit écran avec Snowfall (traduisez par “chute de neige”). Une série diffusée l’été dernier aux États-Unis et qui revient sur la manière dont sont nés les trafics de drogue dans la ville de Californie à partir de 1983.

Ces dix premiers épisodes – une suite sera prochainement proposée – s’articulent autour de différents parcours censés représenter les multiples couches de la société. Mais clairement, ici, c’est la trajectoire de Franklin Saint (le Britannique Damson Idris) qui intéresse. Clé de voûte de la fiction, cet adolescent d’origine afro-américaine a tout du bon gamin qui tente de s’en sortir alors que, de leurs côtés, ses amis “blancs” ont le nez dans la poudre. Mais par un concours de circonstances, le voilà sur le point de dealer de la cocaïne. S’ensuivra une ascension qui fera de lui un tout autre homme à la fin de cette première salve. À coup sûr, la lenteur de l’intrigue en rebutera plus d’un. Reste que les événements finiront par s’accélérer, donnant une saveur différente à l’ensemble.

Sur le même sujet
Plus d'actualité