Disco Europe Express: la B.O. d’une époque

Voyage au travers de la déferlante disco avec ceux qui lui ont donné la vie.

belgabis

Pantalons pattes d’ef, cols pelles à tarte et coupe afro improbable sont généralement les premières pensées qui surgissent quand on parle de disco. Pourtant, par-delà la panoplie vestimentaire et l’image un peu kitsch qu’il trimballe, le disco est d’une importance capitale dans l’évolution musicale de ces 40 dernières années. Avec sa cadence révolutionnaire boostée par le kick régulier d’une grosse caisse, le fameux quatre-quarts, et l’utilisation du synthétiseur, il a ouvert la voie pour une multitude de courants électroniques où les musiciens ne cesseront de piocher l’inspiration et de lui rendre hommage. Si ses racines sont afro-américaines, les producteurs européens ont écrit certaines de ses plus belles pages.

À bord de son Disco Europe Express, Olivier Monssens embarque pour un voyage à la rencontre des magiciens qui ont opéré plus ou moins dans l’ombre de Boney M., Donna Summer ou les Village People. Une sorte d’Interrail musical dont les témoignages glanés entre Berlin, Paris ou Rome assemblent la mosaïque bigarrée d’une période qui transpire l’insouciance. Celle de l’émergence des boîtes de nuit, les bien nommées discothèques qui offrent aux futurs tubes un nouveau tremplin alternatif aux toutes-puissantes radios. Soundtrack des seventies et d’une génération mais pas seulement, le disco a traversé les décennies au point que les Daft Punk s’acoquinent avec Giorgio Moroder pour lui rendre hommage trente ans plus tard sur Random Access Memories. De Marc Cerrone à Simon Le Saint, les pratiquants d’hier et d’aujourd’hui expliquent pourquoi le disco est plus qu’une valeur sûre de soirée dansante.

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