Dirty Dancing: 6 raisons de s’énerver

Ce soir, durant trois épisodes de la minisérie Dirty Dancing, les filles ont de nouveau 13 ans. Et des souvenirs plein la tête. Un conseil… n’envahissez pas leur espace.

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Évidemment, de base, le remake ne peut pas être à la hauteur de l’original de 1988. Il peut néanmoins être moins pire que l’affreux Dirty Dancing 2 de 2004, qui se déroulait à Cuba en 1958. Ici, bon point, rien n’a changé. Nous sommes dans l’État de New York, Bébé Frédérique Houseman est en vacances avec papa, maman et grande sœur Lisa et Johnny Castle s’apprête à monter sur scène. On applaudit? Mouais…

1. Dès le premier plan, gros agacement. On a droit au ”12 ans plus tard”, qui nous montre les héros en 1975 avant de revenir à l’été des amours… Lourd. Inutile. Bébé et Johnny n’ont pas de futur après la danse finale (à part vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants ensemble).

2. Si Abigail Breslin et le danseur Colt Prattes font le job… Leurs étreintes, leurs regards manquent du trouble qui nous avait tant affriolés jadis.

3. Trois heures, c’est long, il a fallu remplir. Et multiplier des intrigues annexes. Dit tout franco, les leçons de ukulélé de Lisa et les tourments conjugaux de la maman (Debra Messing), on s’en tamponne la pastèque.

4. She’s Like The Wind, massacré à l’autotune, c’est à manger sa télécommande de rage.

5. ”Dirty” la danse? Pas tant que ça. La lambada des voyous se la joue La La Land aujourd’hui.

6. Nicole Scherzinger fait une Penny tout à fait honorable. Le thème de l’avortement n’a pas été édulcoré. Par contre, le personnage de Viviane, poule divorcée avide de stupre est à la limite de l’insulte misogyne. Dire qu’elle était déjà gratinée à l’origine…

Verdict: évidemment c’est à voir et c’est mignon. Mais ordinaire. Et lourd et fabriqué et calibré. Et on va terminer la soirée avec notre vieux DVD tant aimé.  

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