David Gilmour: Live At Pompeii

David Gilmour revient à Pompéi et livre un show magistral ponctué du meilleur solo de tous les temps.

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Le cadre est exceptionnel. Les premières notes trahissent le guitariste, reconnaissable entre mille. Il est là pour faire ce qu’il fait depuis cinquante ans: enchaîner riffs efficaces, mélodies planantes et solos hypnotiques. Avec le Vésuve en arrière-plan. En juillet dernier, la tournée de David Gilmour l’emmène au cœur de l’amphithéâtre romain de Pompéi, à un jet de pierre de Naples. Une sorte de remake du célèbre live que Pink Floyd avait enregistré face à la caméra d’Adrian Maben en 1972. Mais un remake enrichi puisque le concert est cette fois réalisé devant une plaine remplie, faisant de David Gilmour le premier artiste à se produire en public dans ce lieu mythique. En 72, l’amphithéâtre n’avait servi que de (joli) studio, galvaudant quelque peu la notion de live.

Le spectacle son et lumière de 2017 rivalise avec l’aura naturelle du cadre et David Gilmour réunit les générations grâce à ses compos tirant vers la pop et aux classiques de Pink Floyd. Bon, il faut bien reconnaître qu’entendre résonner le jingle de la SNCF, qui sert d’intro à Rattle That Lock, dans l’arène de Pompéi est un peu kitsch et donnerait des palpitations à quiconque fréquente régulièrement les gares françaises, mais la playlist traverse l’œuvre du virtuose, jusqu’au meilleur solo de tout l’univers sur Comfortably Numb. Un solo qui pourrait rétablir la paix et vaincre la faim dans le monde. Les mains ont vieilli mais David Gilmour, entouré de musiciens à sa hauteur, s’éclate comme un gamin et fait honneur au lieu. Y a pas à dire, à Pompéi, on sait mettre le feu.  

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