Enquête de santé: Peut-on guérir du diabète?

Focus sur l’épidémie de diabète dans une émission dont l’utilité publique n’est plus à prouver.  

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S’il est une maladie favorisée par le quotidien de notre époque, c’est le diabète. Quand on observe les ravages qu’il provoque, on se demande pourquoi on n’en parle pas plus. Infarctus, insuffisance rénale, amputation ou encore cécité, les conséquences sont multiples, graves, irréversibles. Le diabète ronge les artères sans faire de bruit, tant et si bien qu’il faut souvent plus de dix ans pour le détecter. “J’avais déjà vu des pieds abîmés par le diabète mais je n’y ai jamais prêté attention. Je le paie maintenant” explique, fataliste, le premier patient rencontré par la réalisatrice Magali Cotard. C’est que le diabète est sournois, vicieux. Il dérègle l’organisme sans lui faire mal.

Si on parle d’épidémie, c’est parce qu’un Français sur vingt développe un jour la maladie, accusant un défaut de production d’insuline. Le type 2, causé par l’âge et le surpoids, représente 90 % des cas. Tous connaissent un quotidien fait de piqûres, de mesure du taux de sucre, de privations alimentaires ou de chutes de tension. Ils s’en sont accommodés, les médecins ayant toujours assuré qu’il était impossible d’en guérir. Mais aujourd’hui, certains s’allient pour prouver le contraire.

Une fois de plus, Enquête de santé frappe juste. Au contraire d’autres productions du genre, l’émission portée par Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse privilégie la clarté au sensationnalisme et s’érige comme un indispensable, maîtrisant les codes des programmes d’utilité publique autour de la santé. Ou quand la pertinence des témoignages croise l’intérêt des statistiques. On a tellement de bien à dire sur ces Enquête de santé que l’on voudrait les voir en prime sur la première chaîne du groupe France Télévisions.  

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