A votre avis, le glyphosate, stop ou encore?

Le glyphosate passera-t-il toujours par votre pelouse et continuera-t-il à atterrir pas dans votre assiette? A ce stade, on pourrait le croire. Sacha Daout lance le débat ce soir.
 

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L’utilisation du glyphosate, sous la pression de l’Allemagne, a été prolongée. Pas bien. Des études affirment que le produit est cancérigène. D’autres non. Et une fois de plus, le principe de précaution n’a pas joué. Mais peut-on s’en passer? Les avis sont partagés. Le glyphosate reste un produit pratique, bon marché et confortable à utiliser. Les alternatives (par exemple à base d’huilles essentielles) ne sont pas tout à fait au point. En gros, la transition écologique n’est pas fin prête et c’est le consommateur qui déguste.
Le débat mené par Sacha Daout ce soir risque de balancer. La fédération wallonne de l’agriculture et Essenscia (industrie chimique) approuvent cette prolongation. La fugea s’oppose à la prolongation. Ils seront au coude à coude. Et puis, il y a cette histoire belge qui fait que nous nageons en pleine hypocrisie. L’utilisation du Roundup (qui contient du glyphosate) a été interdite mais les rayons des magasins de jardinage en restent remplis. C’est que l’utilisation du produit dépend d’une décision de la région et sa vente d’une compétence fédérale.

Ducarme tranchera en direct

Le ministre fédéral en charge du dossier, Denis Ducarme (MR), sera présent ce soir pour détricoter cette affaire. Il devrait confirmer et justifier l’interdiction de la vente du Roundup, ce puissant déserbant tant controversé, à partir du 1er janvier. Mais gaffe: la prolongation européenne pourrait doper les vélleités d’action judiciaire des acteurs du secteur phyto. « Les gens ne se rendent pas compte de ce qu’ils ont entre les mains. On se posera la question du côté cancérigène avant tout. Mais on se demandera aussi comment on est arrivé politiquement à une telle situation au niveau européen », explique Sacha Daout.

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