The Sinner

La vie d’une petite famille américaine moyenne est brisée lorsqu’une mère commet l’irréparable.

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Cora (Jessica Biel) a une vie bien tranquille. Trop tranquille peut-être… Elle vit avec son mari Mason (Chris Abbott repéré dans Girls) et leur fils. Le couple travaille ensemble pour le compte de la petite société du père (de Mason). La journée, leur enfant est gardé par la mère (de Mason) et tous les soirs la petite famille mange chez les parents (de Mason). Le cadre est posé dès les premiers instants, et déjà on perçoit un mal-être persistant chez Cora dont les mimiques faciales révèlent une puissante détresse et une grande dépression. Cette vie en apparence banale est soudainement brisée par un véritable pétage de plomb de cette femme bien sous tous rapports. Cora craque dans une scène rapide, violente et extrême. Le déroulement de cette série de huit épisodes se concentre alors sur le pourquoi. Une question que se pose aussi bien le spectateur que le détective en charge de l’affaire interprété par Bill Pullman (Lost Highway). Au fur et à mesure des flash-back de Cora sur son passé trouble et des découvertes de l’enquête, les pièces du puzzle s’assemblent pour tenter d’expliquer l’inexplicable. 

Après une carrière nébuleuse depuis l’arrêt de Sept à la maison, Jessica Biel (aussi productrice de la série) nous prouve qu’elle sait jouer et signe peut-être son grand retour grâce à ce thriller psychologique bien ficelé. Si la première saison est adaptée du roman éponyme de Petra Hammesfahr, les producteurs ont déjà annoncé que The Sinner serait une anthologie, expliquant les raisons d’un crime et s’intéressant à la psychologie du tueur à chaque saison. On peut malheureusement reprocher à la série quelques longueurs et un rythme assez lent. Dommage pour son format si court qui aurait gagné à plus d’action et de suspense.  

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