Deux cœurs pour une vie

Face à la pénurie de donneurs, la science cherche des solutions pour transplanter les malades du cœur.

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Elmar Sprink est ce qu’on appelle un survivant. Transplanté du cœur avec succès en 2010, l’Allemand est aussi une inspiration pour les malades du monde entier. Aujourd’hui en pleine santé, l’homme de 45 ans croque férocement dans la deuxième tranche de vie qui lui a été offerte. Et met son nouveau palpitant à rude épreuve. Athlète émérite, il est surnommé “le transplanté le plus en forme du monde” par la presse de son pays. Quand il n’est pas en train de galoper sur les sommets, c’est sur le circuit Ironman qu’il teste ses nouvelles limites et met sa notoriété au service de la sensibilisation au don d’organes. Un exemple parfait que les caméras d’Arte ont suivi pour illustrer les progrès de la médecine en matière de transplantation cardiaque.

En Europe, c’est plus de quatre millions de personnes qui décèdent chaque année foudroyées en plein cœur. À travers le continent, ils sont plus de 10.000 sur les listes à attendre un donneur compatible. Tous n’auront pas la même chance qu’Elmar, puisque environ un tiers d’entre eux partiront avant le coup de fil de l’hôpital. Avec un nombre de donneurs en berne, les scientifiques se tournent vers de nouvelles techniques pour faire face à ce fléau. Parmi les pistes explorées, c’est du cochon que pourrait venir la solution. Déjà utilisé pour transplanter des valves cardiaques ou de pancréas, le porc serait à terme une alternative à l’humain pour fournir cœur, poumons ou foie aux malades. En août dernier, des chercheurs sont parvenus à modifier génétiquement des porcelets pour les rendre compatibles avec l’homme. Une solution digne d’un film de science-fiction qui pourrait, comme “la culture” de cœurs à partir de cellules souches, bientôt devenir réalité.

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