Les gendarmes repartent en balade

Près d’un demi-siècle après sa sortie, Le gendarme en balade tient toujours la route en télé.

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Largement moins diffusé, dans l’histoire du petit écran, que les trois célèbres premiers opus de la célèbre série, ce Gendarme en balade n’en demeure pas moins, avec près de cinq millions d’entrées, le film le plus vu au cinéma de l’année 1970. Face alors, à des valeurs sûres comme BorsalinoLe cercle rouge (diffusé ce dimanche 26 à 20h55 sur Arte?), M*A*S*H ou Les choses de la vie. Un succès public qui tomba à pic pour Louis de Funès, inquiet par le semi-succès de L’homme-orchestre, et surtout meurtri par la disparition de son acolyte Bourvil, à l’aube du tournage d’une Folie des grandeurs qu’ils ne tourneront jamais ensemble. Le cachet de la star française n°1 est alors… 27 fois supérieur à celui qu’il touchait à l’entame de la saga, six ans plus tôt, à peine.

Si nos confrères critiques de l’époque furent loin d’être tendres envers ce film qui s’intitula d’abord Le gendarme à la retraite, pointant un scénario qui part parfois lui aussi en balade, la petite lucarne sait qu’il se (re)visionne volontiers, désormais pour son ambiance nostalgique et bon enfant, qui sent bon la fièvre hippie post-soixanthuitarde et la fin de gaullisme. Mais aussi, bien sûr, pour plusieurs scènes drôles et la présence de ces incontournables gueules de l’époque (Michel Galabru, Claude Gensac, Jean Lefebvre, Paul Préboist…), certaines ayant compensé le départ de Geneviève Grad, celle qui campait jusque-là la fille du maréchal Cruchot. L’actrice avait préféré opter pour OSS 117 prend des vacances, un film complètement oublié, celui-là…

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