Harcèlement: à votre avis, on en fait trop ?

Harcèlement sexuel, moral, scolaire. La question déchire et occupe l'espace avec insistance depuis des semaines. Ces phénomènes n'ont pas soudain explosé dans les faits. Mais la parole s'est libérée et ils sont devenus l'inacceptable.

4d64e0da8e58716ec804d4dacf2a1d02

« Il y a quelques mois, c’était souvent encore assez banalisé. Aujourd’hui même les chants étudiants sont passés au crible », explique Sacha Daout qui a décidé d’en faire le thème phare de son débat de ce soir. Chansons paillardes répétées en toute « innocence  » depuis des lustres mais avec des paroles qui choquent à présent. Comme ce chant à l’Ulg chez les étudiants architectes qui dit  « piner les filles à coups de foreuses ».

Est-ce devenu innaceptable? Ou va-t-on trop loin dans la chasse au patriarcat, cette domination masculine qui rabaisse les femmes? « Est-on en train de devenir trop bien pensant? », interroge Sacha Daout. Il réunit un public de femmes, témoins et victimes de faits de harcèlement. Le père d’une jeune fille qui s’est suicidée suite à un harcèlement sur les réseaux sociaux sera aussi présent. Et des élèves du collège d’Erpent secoué par le passé par une affaire de sexting, des photos dénudées d’adolescentes piégées par leurs petits amis. Au rayon politique, ça ne se bouscule pas à ce stade. Mais Isabelle Simonis, ministre des droits des femmes et de l’égalité (PS) a répondu à l’invitation de la RTBF.

La secrétaire d’Etat à l’égalité des chances, Zuhal Demir (N-VA) sort une nouvelle étude sur le harcèlement de rue. 60% des femmes belges ont été intimidées en rue depuis l’âge de 15 ans et 30% d’entre elles l’ont été au cours des 12 derniers mois. Choc. Zuhal Demir sera-t-elle présente sur le plateau pour expliquer?

« A votre avis » s’annonce comme un moment d’échanges délicats que Sacha Daout devra gérer, ce soir, avec précaution.

Sur le même sujet
Plus d'actualité