Le travail a-t-il un sexe?

Dans Le travail a-t-il un sexe?, Martin Meissonnier livre un plaidoyer implacable en faveur de l’égalité hommes-femmes.

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Vous frisez l’overdose de #metoo et #balancetonporc? Consacrez une heure à cerner les racines du problème, pour avancer! En Europe, une femme gagne 16,7 % de moins qu’un homme. Dans le monde, ce chiffre monte à 23 %. Les faits sont connus et ont servi de point de départ au journaliste, musicien et réalisateur. Comme son précédent film, Le bonheur au travail, cette enquête va beaucoup plus loin que la description du phénomène de société. Oui, elle prend le temps de le dénoncer, d’en analyser les racines. Oui, elle pointe les stéréotypes sexistes omniprésents. Mais surtout, elle décrypte. Le reportage explore deux axes: les causes, le décryptage et les exemples d’initiatives qui fonctionnent et font avancer les choses.

Pour appuyer sa réflexion, Martin Meissonnier a rencontré des femmes politiques, des pionnières, des employées, des patrons, des coachs, des sociologues, des militantes… On y glane une collection de phrases fortes et d’histoires éclairantes. Il y a cette mathématicienne anglaise qui a fondé, dans les années 60, sa société de logiciels et employé des mères au foyer pour les concevoir. Au passage, on retient que pour décrocher des contrats, elle a dû se rebaptiser “Steve”. Il y a cette mère suractive secondée par un père impliqué. Puis on découvre des entreprises où la parité est mise en œuvre et une société incubatrice de start-up pour femmes. On part en Islande, pays pionnier en la matière. Les exemples s’enchaînent et parlent d’eux-mêmes: l’égalité et la parité sont possibles, souhaitables et profitables… aux hommes. Un message à partager, entre humains. 

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