48 heures, une immersion en garde à vue

Frédérique Lantieri propose une série de six docu-fictions retraçant des affaires criminelles.  

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Journaliste de presse judiciaire pendant plus de 15 ans, Frédérique Lantieri est une habituée du petit monde de la télévision. Rédactrice en chef de La marche du siècle, elle est également passée par Envoyé spécial avant de reprendre les rênes de Faites entrer l’accusé en 2011. Qualifiée d’“erreur de casting” par son prédécesseur, Christophe Hondelatte, la journaliste a néanmoins séduit le public tout en modernisant le magazine, dont dix nouveaux numéros sont prévus. Une marque de confiance de France Télévisions qui lui a également commandé une deuxième saison de la série documentaire inédite alors que France 5 ne commence à la diffuser que ce soir.

Une marque de confiance mais pas une prise de risque inconsidérée, les audiences seront au rendez-vous. Les émissions consacrées aux faits divers ont la cote et l’angle choisi par Frédérique Lantieri a tout pour attirer l’attention. Elle a en effet choisi de retracer une affaire criminelle par le biais de la garde à vue de celles et ceux qui ont été suspectés. Une reconstitution jouée par des comédiens professionnels, entrecoupée des témoignages de protagonistes de ladite affaire, qu’ils soient avocats, magistrats ou gendarmes. Mais pas question pour autant de proposer une copie de Crimes ou Les faits Karl Zéro. Fouillé, bien construit, chaque épisode est une analyse en soi, comme l’explique Frédérique Lantieri: “C’est quand même une question passionnante que cette guerre psychologique qui se joue à huis clos. Aujourd’hui, on n’exerce plus de coercition physique et, juste par la parole, les gens finissent par craquer. Qu’est-ce qui fait que quelqu’un finit par parler alors qu’il n’a aucune envie de le faire?” Passionnant!

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