Le retour d’une famille formidable

Le 17 septembre 1992, la tribu Beaumont entrait dans nos vies. Vingt-cinq ans plus tard, ils ne sont pas près d’en sortir.

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Cet automne, petits changements en vue, à commencer par le format. On aura désormais droit à 6 épisodes de 52 minutes. Une durée resserrée adaptée à l’air du temps, dont on espère qu’elle ne condensera pas trop les intrigues. Le programme est pourtant chargé. L’hôtel de luxe de Jacques va tourner au fiasco, les Beaumont vont rentrer en France, Audrey expérimentera le polyamour avec Julien et Bruno, la cousine marocaine de Nourredine le rejoindra, provoquant le racisme dans son entourage… Puis, n’oublions pas l’accouchement! Oui, Catherine accouchera seule Fred, sa fille paraplégique, en attendant les pompiers… Dire qu’on parlait de saison “de stabilisation”, de “nostalgie”, où chacun ferait le bilan et où le couple parental penserait un peu à lui, après s’être oublié pour les autres.

Le calme, chez les Beaumont, reste une donnée toute relative. Depuis toujours d’ailleurs. La saga de Catherine et Jacques est passée par tous les écarts, toutes les loufoqueries et une succession de surprises improbables, sous prétexte de coller aux bouleversements de la société. À ce stade, on ne s’embarrasse plus de vraisemblance car l’essentiel est ailleurs. L’ADN de cette série familiale tient en effet à ses personnages forts et ses acteurs formidables. Ceci n’est pas un scoop, Anny Duperey, la matriarche, avec ses excès de voix et ses trop rares moments de gravité mélancolique, porte le produit sur ses épaules. On pourrait d’ailleurs regretter que cette rente l’ait éloignée des plateaux de tournage, si elle ne lui avait pas permis d’exercer son talent d’écrivain (elle publie Le rêve de ma mère ce mois-ci). Le remède idéal à la petite déprime de novembre.

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