Le maestro, à la recherche de la musique des camps

Musique au milieu de l’horreur

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On peut emprisonner et persécuter un homme, mais jamais on ne lui enlèvera la liberté de faire de la musique”. Enfermés dans les camps de la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de prisonniers ont combattu l’horreur quotidienne en écrivant de la musique. C’est l’ensemble de cette œuvre que le pianiste et compositeur italien Francesco Lotoro s’attelle à chercher depuis plus de 30 ans. Au fil du documentaire, Lotoro part à la rencontre des derniers musiciens vivants ou de leur descendance. Il découvre ainsi l’histoire de Jozef Kropinski, ce compositeur juif autrichien retenu à Auschwitz dont il deviendra le premier violon de l’orchestre. Par la suite, il écrira près de 400 œuvres dans une pièce de Buchenwald où s’entassaient des dizaines de cadavres.

D’autres créations ont vu le jour ailleurs que dans les camps de concentration allemands: les Américains d’origine japonaise enfermés aux USA et les Anglais qui travaillaient sur le chemin de fer de la mort en Thaïlande ont également créé ou détourné des morceaux déjà composés. Le but? Garder le moral, rendre plus fort, résister. Francesco Lotoro a déjà déchiffré et joué 400 des 10.000 œuvres qu’il a retrouvées. Le compositeur n’a qu’un objectif: enfin libérer cette musique des camps en la diffusant à travers le monde.

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