Le bureau des légendes

Homeland, puissance dix

bureau1_rtbf

Paris, siège central de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). Une petite équipe gère les “légendes”, les agents les plus importants des services de renseignement français. Envoyés dans les pays hostiles, ils y sont chargés de recruter d’éventuelles sources d’information. Une mission périlleuse, vécue sous une fausse identité et qui les tient éloignés de chez eux pendant trop longtemps. Pendant six ans, à Damas, Guillaume est devenu Paul, un professeur de français. Il y est même tombé amoureux lorsqu’il a rencontré Nadia. Mais après six ans, le voilà rappelé à la maison et obligé de mettre un terme à sa romance. Il n’est pas simple d’oublier, surtout quand Nadia débarque à Paris. Tiraillé entre ses deux identités, Paul/Guillaume va alors prendre tous les risques pour la revoir, quitte à mettre en péril son existence et celle de son équipe. Une équipe déjà sur les nerfs, une autre légende étant portée disparue.

Bluffant de réalisme – les vrais espions y reconnaissant des techniques et comportements leur appartenant -, sans aucune surenchère d’effets spéciaux ou de technologies dernier cri, Le bureau des légendes nous happe dès les premières minutes. Grâce à un arc narratif subtil et complexe, une mise en scène qui sonne juste et à un casting de haut vol avec entre autres Jean-Pierre Darroussin, Sara Giraudeau, Léa Drucker. Mention particulière à sa tête d’affiche, Mathieu Kassovitz, absolument parfait dans son combat intérieur, mettant aux prises sa raison et ses sentiments. Un petit bijou de série française qui doit également beaucoup à son showrunner, Éric Rochant, véritable connaisseur du monde des espions, lui qui avait déjà abordé cet univers dans deux de ses films, Les patriotes (1984) et Möbius (2016). On le retrouve d’ailleurs aux commandes des deux saisons suivantes qui, fait rare dans le monde des séries, sont encore meilleures que la première.

Sur le même sujet
Plus d'actualité