La cérémonie du prix des Indés 2017

Avec le Prix des indés, les petits de l’industrie musicale donnent la leçon aux grands en matière de cérémonie.

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Quelques semaines après les NRJ Music Awards qui ont à nouveau servi ce que l’industrie musicale fait de pire en matière de copinage, de marketing lourdingue et de formatage artistique, France 4 a l’excellente idée de diffuser la cérémonie du Prix des indés. Organisée pour la deuxième fois le 16 octobre à la Cigale, elle récompense en toute cohérence et subjectivité le meilleur de la musique indépendante française qui représente quand même 80 % des productions hexagonales.

D’emblée, on comprend qu’on entre dans un autre monde que celui dans lequel évolue la joint-venture TF1-NRJ et que la musique sera au centre des débats avec un live de l’excellent rone en guise d’ouverture. Une impression qui ne fera que se confirmer au fil des minutes. Le choix du cadre signifie déjà beaucoup en lui-même. Habillée d’un éclairage LED géométrique et discret, la scène parisienne n’en jette pas plein la vue, elle ressemble seulement à ce que les spectateurs voient toute l’année et à ce qu’elle est: une salle de concert. C’est trivial mais ça en dit long sur la petite fête dans laquelle on met les pieds.

Sur le menu aussi, les organisateurs jouent la carte de la fraîcheur. À côté des classiques prix de l’album, de la révélation, du live, du clip…, des catégories inédites font leur apparition: le prix spécial du jury, celui du petit label et enfin de l’album audacieux. Ajoutez à cela le prix de l’album qui s’est le mieux exporté et celui du titre le plus streamé qui sont simplement décernés sur la base des chiffres et nous rappellent que la musique est aussi un business. Mais quand c’est fait avec transparence et authenticité, on se sent beaucoup moins pris pour des pigeons.

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