Un village français: clap de fin

Au revoir Villeneuve

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Plus que six épisodes! Voici donc enfin cette deuxième partie de saison, synonyme aussi de clap de fin d’une belle aventure. Le pari de raconter la guerre et l’occupation d’année en année a payé. Il fallait oser, lancer une série promise d’emblée à 7 saisons, construite sur la durée, dont les destins des personnages ne pouvaient s’inscrire que dans le temps long. On y parle en effet d’évolution psychologique et sociale. Le propos du Village français est aussi historique qu’individuel. La série raconte évidemment l’Occupation, le régime de Vichy, la Résistance, la collaboration, le rationnement et les milices… Mais elle dépeint aussi comment chacun réagit à ces événements, comment le contexte révèle le meilleur ou le pire chez les protagonistes.

Désormais nous sommes en 1945, il est temps de revenir à l’équilibre, à la France libre. L’année passée déjà, on l’avait constaté, tout n’est pas rose dans l’immédiat après-guerre. On va découvrir comment chacun a géré le traumatisme. Comment la vie peut-elle continuer les jours d’après? Et des années plus tard? Quel sera le futur de nos héros? Ces derniers téléfilms balanceront en permanence entre, d’un côté, la vie en 1945, avec la fin des procès, l’injustice parfois de sentences indignes, la scierie, la grève, les cadavres qui sortent du placard et, de l’autre côté, l’avenir. Des flashforwards nous feront passer de 1945 à 1953, 1975 ou 2003 (aïe, il va falloir gérer le vieillissement des acteurs). Cela pourrait tourner au clin d’œil pour fans… C’est surtout l’occasion de montrer qu’il n’y a pas de présent sans passé.

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