Les enfants de Cupidon et de Pascal Vrebos

Pascal Vrebos part à la rencontre de citoyens lambda vivant leur sexualité autrement que le commun des mortels. Et il fait le job.

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Nous n’avons pas encore eu le temps de nous étonner de voir Pascal Vrebos à la tête d’un programme sur la sexualité atypique des Belges qu’il s’en explique déjà. “Les gens qui me connaissent en tant que journaliste ont peut-être tendance à l’oublier, mais j’ai un long passé littéraire et théâtral. Ceux qui ont vu mes pièces savent que l’énigme sexuelle fait partie des sujets que j’aime traiter. Et puis j’ai également longuement rencontré le pape du sexe, Henry Miller.” Donc en fait non, retrouver Pascal Vrebos à table avec un couple libertin n’a rien de surprenant.

Cela dit, en voyant Les enfants de Cupidon, on s’était déjà rendu compte qu’il était tout à fait à l’aise dans l’exercice. Bienveillant mais sans complexe, il gratte sans cesse un peu plus loin dans l’intimité de ses intervenants. Peut-être trop, l’émission péchant parfois par excès de longueur lors de leur présentation. Les va-et-vient constants entre le quotidien d’un couple redéfinissant les limites du libertinage, d’un trio de retraités polyamoureux attachant et d’un prêtre abstinent (la bonne idée du programme) finissent parfois par nous perdre. Mais on se laisse rattraper par le second acte, lorsque chacun se retrouve à discuter autour d’un bon repas “comme dans la vraie vie”. “L’objectif est de voir si le dialogue est possible entre des visions totalement différentes. Je pense que l’on sent rapidement qu’il n’est pas uniquement question de sexualité, mais également d’amour et d’affection.” Chacun s’ouvre progressivement et le dîner fonctionne tant que certains débats auraient mérité d’être plus développés. C’est là qu’on déplore les présentations un peu longuettes de la première partie.

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