À la vie, à la mort

Entre la France et l’Indonésie, Christine Tournadre a suivi le combat de Sabine pour sortir son mari Serge Atlaoui du couloir de la mort.

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Sabine Atlaoui vit en enfer depuis douze ans. Son mari Serge est artisan soudeur. Au mois de novembre 2005, il travaille en noir pour réparer des machines dans ce qu’il croit être une usine d’acrylique à Tangerang, à un jet de pierre de Jakarta, la capitale indonésienne. Une usine dans laquelle la police fera une descente le 11 novembre, démantelant en fait une unité de production de pilules d’ecstasy et prenant le Français pour un chimiste. La justice indonésienne est une des plus fermes en matière de lutte anti-drogue et Serge est condamné à mort en 2007. Le cauchemar de Serge et Sabine Atlaoui ne fait que commencer.

Ce qui marque dans le film de Christine Tournadre, ce sont les regards. Celui de Serge est perdu, flou, presque fataliste. “J’ai tout fait pour éloigner Sabine, pour qu’elle refasse sa vie, parce que c’est pas une vie. Mais elle n’a jamais accepté” dira-t-il. Et pour cause, le regard de Sabine est lui rempli de détermination. Elle ne lâchera Serge que lors de son dernier souffle, et elle le jure, ce ne sera pas au cœur d’une prison indonésienne.

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