Taratata toujours bien là

Nagui sait fêter ses 25 ans. Il investit le Zénith de Paris durant deux heures trente pour un anniversaire rock, mais pas que.  

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Vingt-cinq ans de guitares qui suintent, de reprises improbables, de problèmes techniques, de cartons d’audience et de déceptions amères. C’est peu dire que Taratata a connu un quart de siècle mouvementé. Enterré et ressuscité plus souvent que Renaud et Johnny Hallyday, Taratata a connu quelques coups de pompe mais est toujours debout.

On peut reprocher une certaine omniprésence à Nagui (il est aux commandes de tout ce qui touche à la musique sur France Télé), mais il faut lui reconnaître l’origine de dizaines de moments inoubliables car sur la scène de Taratata, il semble impossible de tricher. De mémoire d’amateur de guitare grasse et sèche, aucun des invités, même les plus grands, n’en a gardé sous la pédale. Pas même les frères Gallagher, venus en 2005 reprendre My Génération des Who. Liam, pourtant avare en déclarations d’amour, ponctuera la prestation par un “This is the best tv show in the world”, devant un Nagui rouge de fierté. Mais il n’a pas tort. La marque de Taratata, c’est cette ambiance indescriptible qui règne sur un plateau dédié à la musique. On ne compte plus les riffs interminables qui ont plongé les (télé)spectateurs dans une transe hypnotique.

Autre reproche régulier envers Taratata: le manque d’éclectisme musical. Pourtant il suffit de traîner quelques minutes sur YouTube et trouver les prestas d’IAM, Alicia Keys ou d’Orelsan pour se rendre compte que le rock, bien que largement majoritaire, n’est pas l’unique courant qui a foulé la scène. Et pour les 25 ans, les blousons en cuir se joindront aux casquettes à l’envers et les cheveux gris des monstres de la chanson française côtoieront l’acné de la nouvelle génération. 

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