Peur sur la base, un polar classique

In the Navy

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Des kilomètres de quais, des bassins, des entrepôts, des grues, des bateaux de guerre, nous pénétrons dans un autre monde, celui de la base navale de Brest, la deuxième plus grande de France.  C’est plus qu’un port, c’est une ville en soi. C’est aussi un merveilleux vase clos, théâtre propice aux intrigues, aux tensions et aux secrets bien gardés. Dans cette maquette géante, évoluent des militaires, seuls maîtres à bord, qui n’aiment forcément pas que des policiers civils mettent le nez dans leurs affaires. Or, justement, une affaire il y en a une. Yassin Rhaled, jeune soldat de 22 ans, est mort dans des circonstances suspectes. Arrive alors Odessa Berken, gendarme maritime à gros tempérament, qui va tenter de tirer l’assassinat au clair. Elle enquête et… Diable! La victime est mouillée dans un trafic de clopes. Boum! Son associé d’enroule, c’est le frère d’Odessa. Aïe! Le voilà principal suspect. Zut! On veut l’éloigner de l’enquête!

Que de trépidantes surprises (rassurez-vous, on vous en a laissé, vous n’en êtes qu’au début). Évidemment, on peut s’agacer ou, mieux, sourire face à ces ressorts gros comme des porte-avions. On peut aussi regretter qu’une femme flic rousse soit toujours dépeinte comme une forte en gueule qui rue dans les brancards. Mais l’on ne peut pas pour autant passer à côté de la prestation d’Audrey Fleurot, comme toujours juste et intense. Une actrice qui, depuis Kaamelott, Engrenages, 10 % et Un village français, a su créer son propre registre, passe de la comédie au drame avec aisance et s’impose de plus en plus dans le paysage télévisuel. Vivement qu’on la retrouve dans des rôles à sa mesure.

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