Métal hurlant

Le temps d’une soirée endiablée, Arte propose une virée au pays du hard rock et de ses icônes. Bisounours, s’abstenir.

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A priori, le terme “hard rock” se fait vieux, au même titre que les groupes qui l’incarnent, alias AC/DC, Black Sabbath ou Deep Purple. Sauf que, non, pas du tout: s’il y a bien un genre qui ne connaît pas la crise, c’est celui-là. En témoigne le succès inaliénable de festivals comme le Hellfest ou le Graspop, qui prouvent qu’on peut avoir les cheveux longs, mais les idées claires. En témoignent aussi les trois rendez-vous donnés ce vendredi par Arte aux métalleux de tous bords qui – on les voit venir d’ici – vont nous dire que le métal et le hard rock, c’est pas pareil (oui oui, c’est cela), et qui vont se réserver quelques bonnes canettes de pils (là, tout le monde est d’accord) pour faire des cornes de diable avec leurs mains, avachis dans leur canapé.

Première étape: Personne ne bouge!, qui parcourt près d’un demi-siècle d’histoire en s’interrogeant aussi bien sur les différences qui existent entre un groupe de hard rock et un bon groupe de hard rock – soit la clé du succès -, mais aussi sur le boa constrictor qu’Alice Cooper a un jour laissé traîner dans la baignoire de sa chambre d’hôtel, la gloire accordée au film Wayne’s World ou les relents infondés de l’affaire Colombine, où l’on a osé croire que la tuerie lycéenne était de la faute de Marilyn Manson. En parlant de Satan, le deuxième reportage s’intéresse aux conflits ouverts qui ont toujours existé entre le métal (oui, pardon: le hard rock) et la religion, expliquant comment le démon est devenu un outil de propagande – et de marketing – à une époque où le diable s’habillait en Lemmy ou en Ozzy. Enfin, l’apothéose de cette nuit mystique s’appelle Rammstein (photo), via un docu-concert qui s’aventure dans les coulisses de l’incroyable tournée baptisée Made in Germany 1995-2011. Et qui, à lui seul, montre comment et pourquoi le métal (ça suffit, maintenant) a entretenu la flamme jusqu’à aujourd’hui, demain et après-demain.

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