À en perdre le Nord

En ces temps d’instabilité diplomatique avec la neuvième puissance nucléaire, la RTBF consacre une soirée à la Corée du Nord et à son mystérieux leader.  

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On le croiserait dans la rue, on ne demanderait qu’à prendre ce gros bonhomme dans nos bras. Sa démarche ventre en avant et l’espièglerie de son sourire enfantin semblent cacher un petit manque attendrissant de confiance en soi. Et pourtant… A priori, vous ne croiserez jamais Kim Jong-un dans la rue. Et si vous le faites, inquiétez-vous car lui ne vous prendra pas dans ses bras et il est loin d’être attendrissant. Cette image de leader bienveillant provient des seuls archives de propagande, souvent surréalistes, où l’on observe un leader émerveillé par tout ce qu’il voit, à l’écoute de ses habitants et gérant à peu près chaque aspect de sa capitale.

Le documentaire qui ouvre la soirée prévient d’emblée: Kim Jong-un ne donne pas d’interview. Pour le comprendre et appréhender l’avenir qu’il entrevoit pour son pays, il s’agit d’aller à la rencontre de ceux qui l’ont connu. Et c’est en Suisse, aussi célèbre pour son chocolat que pour sa neutralité et son respect de la confidentialité, que le réalisateur Antoine Dufour débute son voyage, là où le jeune Jong-un passe une partie de sa scolarité. Le docu voyage ensuite entre la Corée du Sud et les États-Unis et dresse un portrait précis de l’Homme du moment, mettant notamment en lumière sa fascination pour le nucléaire ou l’exécution de certains membres de son entourage.

Le second reportage offre une vision plus générale de la situation au cœur du pays depuis la prise de fonction officielle de Kim Jong-un fin 2011 et nous plonge dans le quotidien des 25 millions de Nord-Coréens vivant sous la dictature. Un quotidien qu’ont partagé deux journalistes français, prisonniers de la propagande du régime.  

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