Coup de baguette magique

La magicienne J.K. Rowling transpose un spin-off de la saga Harry Potter dans le New York des Années Folles. Fantaisie et merveilleux garantis

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Est-il encore besoin de l’écrire? Harry Potter a révolutionné le monde des sagas fantastiques au cinéma. Les super-héros déclinés par dizaines en spins-off prequels, sequels? Ne cherchez pas, on les doit à la baguette magique du sorcier à lunettes préféré des ados!. Et à l’imagination débordante de l’auteur qui lui a donné le jour: l’Anglaise J.K.Rowling.

Mais le sort magique jeté par une sympathique marraine-fée au-dessus du berceau de Rowling fait-il toujours son effet aujourd’hui? La réponse nous est en partie donnée avec Les animaux fantastiques, le tout premier scénario de la romancière écrit pour le cinéma. L’histoire débute en 1926 à New York. La ville est en proie à un chaos semé par une force étrange. Et y débarque avec fracas un “magizoologiste” (entendez par là un magicien spécialiste dans l’apparition d’animaux) britannique, tentant tant bien que mal de récupérer des créatures fantastiques échappées par mégarde de sa sacoche en cuir.

Cinq ans après les adieux sur grand écran de Potter aux ados avec lesquels il a grandi, Les animaux fantastiques apparaît comme un spin-off de la célébrissime saga (Dragonneau est cité dans Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban). Si l’on flaire bien une exploitation un brin opportuniste de l’univers de Rowling, autant dire que cette impression est vite balayée. Redmayne se démène comme un beau diable dans une histoire déployant un solide sens du spectacle. On sent même dans cette opposition entre la bande du gentil sorcier et les “ Non–maj ” (Moldus chez Potter) de la violence plus adulte héritée des sagas de super-héros. Mais l’essentiel est conservé: le merveilleux, l’inventivité (bestiaire fabuleux), la beauté des décors sont présents dans tous les coins de l’image. De quoi ravir les fans de la première heure. À suivre dans les salles obscures en 2018 et 2020.

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