Lebowitz contre Lebowitz, salades d’avocates

La série comico-judiciaire de Clémentine Célarié, bonifiera-t-elle en deuxième saison?

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Avoir une suite aux huit premiers épisodes, c’était pas gagné… Mais le public a accroché. Tout au long de la diffusion, les audiences n’ont pas flanché. Le show réunissait une moyenne de quatre millions de téléspectateurs et quasi 17 % de parts de marché. Voilà la suite. D’emblée, on espère que la pause ne cassera pas la dynamique du précédent opus. Après un début caricatural et hystérique, on avait en effet vu Clémentine Célarié se calmer (sans doute le bonheur d’être à nouveau devant la caméra qui la grisait) et les personnages se poser. On sortait du vaudeville. On découvrait même quelques dialogues comiques plutôt bien écrits. Bref, cette histoire de femmes rivales, d’ex et de nouvelle, saupoudrée de conflits de génération et d’affaires à plaider commençait à tenir la route. Les revoici. Enfin pas toutes, puisque Paule, le personnage de Clémentine, est seule dans la galère, avec des causes à défendre et un cabinet qui coule. Irène a accouché et ne s’en sort pas avec le bébé…

Durant les trois premiers épisodes, on va assister à la peinture de la jeune mère déphasée, incapable de bosser, obligée de quasi abandonner son mouflet chez sa mère (elle aussi complètement à l’ouest). Un bon ressort scénaristique, ça, les difficultés des mamans solos au travail, l’incapacité à concilier un boulot prenant et une vie de famille, avec, en balance Clémentine en femme forte, qui va sauver le monde et donner l’exemple. Non, c’était pas une bonne idée. On en est sorti avec une impression réactionnaire, une gêne, l’impression d’avoir revu un vieux scénar’ de working girl des années 80. Heureusement, l’écriture comique rattrape un peu cette sauce teintée d’amertume.

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