Toujours efficace

L’un des trente films français les plus diffusés en télé tient toujours la route en prime time, grâce à Louis de Funès. Mais pas seulement…

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Vu le niveau global à la baisse des comédies populaires françaises, le rapport juteux pour les chaînes entre coût de diffusion et audiences et surtout, l’indémodable présence defunèsienne, les raisons de retrouver un film de 1978 un vendredi soir en prime time sont multiples. Même s’il n’est pas le plus culte du célèbre acteur français! Avec tout de même 2,7 millions de spectateurs réunis lors de sa sortie – soit 500.000 de plus que Les bronzés – cette Zizanie, allusion involontaire au titre d’un prédécent album d’Astérix et d’un futur de …Zazie -, reste à (re)découvrir. En marge de cette union inédite entre le comique français n° 1 et d’une Annie Girardot à son apogée suscitant de célèbres gags – resurgissant à l’occasion sur les réseaux sociaux -, cette superproduction aborde des thèmes aujourd’hui courants, mais neufs à l’époque: l’écologie, le féminisme ou encore l’industrie de masse.

Le film nous offre au final une photographie tantôt drôle, tantôt instructive de l’époque, tournée dans la foulée de L’aile ou la cuisse, ces deux films ayant marqué le retour au (quasi) premier plan de De Funès, après qu’un infarctus l’a éloigné trois ans des plateaux. Non sans mal, puisqu’un certain Jean-Pierre Mocky, estimant s’être fait voler le projet, intitulé à l’origine Le boucan (avec le même duo d’acteurs), compliqua la sortie en gagnant un procès de près de 40.000 euros face à la production, 108 (!) éléments communs de scénario ayant été répertoriés. Une autre zizanie qui ne serait pas étrangère à l’inéluctable mise à l’écart du trublion âgé aujourd’hui de 84 ans, de la part d’une large franche du cinéma français…

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