De Patrick à PPDA

Laurent Delahousse revient sur le parcours de Patrick Poivre d'Arvor avec en bonus les confessions de celui qui a longtemps incarné le 20h.

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Juin 2007. Un mois après l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy donne sa première interview à TF1. La chaîne dépêche ses têtes de gondoles de l’info, Claire Chazal et Patrick Poivre d’Arvor. Tout se passe à merveille jusqu’à ce que PPDA évoque le comportement de Sarkozy lorsde son premier sommet du G8, «excité comme un petit garçon». Une insolence – griffe du style PPDA – que Sarko ne lui pardonnera jamais. Un an plus tard, le journaliste est licencié de TF1. Il y présentait le 20 heures depuis 21 ans.

Une chute sur laquelle revient Laurent Delahousse, après avoir retracé le parcours d’un enfant, sans véritable ami, qui passait son temps à lire. PPDA c’est une voix qui séduit depuis plus de 45 ans. On l’entend dès 1971 lorsque le jeune Poivre d’Arvor remporte un concours organisé par France Inter, sa rencontre avec Benjamin Mendoza – incarcéré pour sa tentative d’assassinat du Pape Paul VI – ayant séduit le jury à l’unananimité. PPDA c’est aussi un journaliste humain qui n’hésite pas à prendre des risques, comme en 1990 – en pleine guerre du Golfe – où il sort clandestinement d’Irak un bébé de 18 mois, retenu en otage par le régime de Saddam Hussein. C’est un homme brisé par la mort de trois de ses enfants: Garance (morte née), Tiphaine (mort subite du nourrisson) et Solenn, détruite par son anorexie mentale; s’est suicidée à l’âge de 19 ans.

Une succession d’images d’archives et de témoignages, remplie d’émotion et cloturée par un entretien avec Patrick Poivre d’Arvor au cours duquel il reviendra sans trop s’y attarder sur la polémique entourant son interview avec Fidel Castro. Dommage.  

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