Saga à fric, ah!

Après Marvel et ses super-héros, Disney va inonder le marché avec la saga Star Wars et ses dérivés. Fidèle au mythe, Rogue One poursuit la lancée de Star Wars VII.

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Vous pensiez tout savoir sur l’univers Stars Wars? Disney, qui en a racheté les droits à Lucas pour 4 milliards de dollars (vous avez bien lu), sort les grands moyens pour éclipser les super-héros de Marvel décidément bien trop présents. Comment? En faisant pareil, pardi! À coups de préquels (on raconte des événements se situant avant le récit original précédemment filmé – comme Lucas avec sa deuxième trilogie Star Wars), suites, et spin-off (films qui se focalisent sur un ou plusieurs personnages d’une saga, comme Han Solo Anthology prévu pour fin 2018). Que l’on pense toucher une virgule de leur saga de chevet, les fans crient au scandale. Les pontes à cigares de Disney, quant à eux, se frottent les mains: ils vont pouvoir tirer sur la corde du mythe durant une bonne décennie. En effet, il se murmure déjà qu’à côté des suites “classiques”, des personnages phare de l’univers starwarsien comme Yoda, Jabba le Hut et Boba Fett connaîtront leur spin-off.

Le fric, c’est chic, mais qu’en est-il de la qualité? Il faut reconnaître que J.J. Abrams avait frappé fort avec son Réveil de la Force situé 30 ans après les événements du Retour du Jedi. Rogue One, à cheval entre les épisodes III et IV (établissant la jonction entre les deux trilogies maison de Lucas) fait encore mieux. Sur la trame apparemment simpliste du vol par les rebelles des plans de l’Étoile de la Mort, arme de destruction massive de l’Empire, Edwards décline un space opéra crépusculaire filmé comme un long métrage de guerre. Offrant des scènes sales de guérillas renvoyant à l’actualité. Sombre, impressionnant et fidèle aux origines, Rogue One redynamise la saga en s’imposant comme l’un de ses films majeurs, réunissant dans un même élan les aficionados et les novices. Une réussite!  

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