Meurtres à Annecy

Gwendoline Hamon est très crédible en flic dont le boulot ingrat dévore la vie privée.

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Cassandre, fille du roi de Troie, sœur d’Hector et de Pâris (l’idiot qui a piqué la belle Hélène à son mari grec et jaloux), était victime d’une malédiction. Apollon lui avait donné le don de prévoir l’avenir mais comme elle n’avait pas voulu coucher avec lui, il a décidé que personne jamais ne la croirait, na. C’est ballot quand on voit la guerre arriver… Le commissaire Florence Cassandre (Gwendoline Hamon), elle, n’a pas vu arriver les soucis au 36 Quai des orfèvres où elle travaillait. Elle a demandé sa mutation dans un commissariat d’Annecy pour se rapprocher de son fils, sans prévoir non plus le rejet de sa nouvelle équipe, rangée derrière un beau gosse un peu mufle et très individualiste, Pascal Roche (Alexandre Varga). Mais elle n’est pas du genre à se lamenter et, quitte à y mettre de l’autoritarisme et de la morgue, elle a relevé d’un seul coup le défi de la montagne, de l’ado compliqué et de l’adjoint réfractaire.

Aujourd’hui, Cassandre regrette toujours Paris où elle rêve de revenir en grande pompe. En attendant, elle doit trouver qui a tué le maire d’Annecy-le-Vieux, brûlé vif puis jeté du haut du château dont il dirigeait la restauration. Et pour une fois, les suspects manquent, car la victime était très appréciée. Mais les jeunes qui effectuent au château des travaux d’intérêt général suscitent très vite la curiosité de l’équipe… Cette série, qui entame une deuxième saison (en 4 épisodes), a la bonne idée de travailleur un format téléfilm plutôt que des volets de 50 minutes, ce qui lui permet d’asseoir l’intrigue et de donner de l’épaisseur aux personnages, même secondaires. D’où une fiction de qualité – du moins pour ceux qui adhèrent à la slow tv.

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