Soigner autrement

Enquête de santé ouvre le débat et s’intéresse aux médecines non-conventionnelles…

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Au cœur du bloc opératoire, une voix douce et paisible invite au vagabondage des pensées. Alors qu’il s’apprête à se faire enlever une tumeur et à subir une greffe de peau, le patient a l’air serein face à l’heure et demie de charcutage qui débute. Selon le docteur Auvray, qui réalise près de 150 opérations sous hypnose chaque année à Saint-Malo, l’effet réside dans la communication. En n’évoquant que des choses agréables et en se renseignant sur les centres d’intérêt du patient préalablement, le traitement de la pathologie est appréhendé différemment. L’utilisation d’anesthésiants est restreinte, le passage en salle de réveil de plus en plus évité, et, surtout, le rapport entre le chirurgien et le souffrant devient plus intime.

Confrontées à une médecine classique incapable de soulager leur corps et leur esprit, davantage de personnes se tournent vers des disciplines dites non-conventionnelles: acupuncture, homéopathie, auriculothérapie, qi gong…Elles se disent prêtes à tenter n’importe quoi pourvu qu’elles guérissent. Pour les défenseurs de la médecine allopathique, ces pratiques alternatives, même si elles s’implantent comme l’hypnose dans les hôpitaux français, peinent à faire leurs preuves scientifiques et relèveraient même de la charlatanerie. Le documentaire, illustré par des témoignages convaincants, fait le tri entre les bienfaits et les dangers potentiels d’un recours à ces techniques.

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