Mais qu’est-ce qu’il a ce Georges?

Georges Simenon.Simenon a écrit une longue et palpitante histoire belge. Tout commence par “Il était une fois, à Liège…”

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En 1903, quand la famille Simenon voit naître le fiston Georges, elle n’imagine pas qu’elle écoute les premiers cris d’un être qui va marquer l’histoire de la littérature. Pas seulement à Liège, où la famille vit modestement. Et pas uniquement dans le plat pays, puisque le futur écrivain deviendra tout simplement l’auteur belge le plus lu et le plus traduit dans le monde, finissant sa vie – on est alors en 1989 – dans une vaste demeure suisse avec vue sur le lac Léman… Entre sa naissance et sa mort, il s’est passé mille choses. Ce vendredi, Jean-Louis Lahaye se lance sur les traces d’un homme qui ne fut pas toujours facile à cerner, en enquêtant sur les nombreux chapitres d’une existence intense.

Littérairement, sa carrière commence à La Gazette de Liège, où il rédige des “faits divers” en auscultant de près ceux qui allaient bientôt se transformer en personnages de ses romans: les quidams, les criminels de comptoir, les demoiselles frivoles et les paumés du petit matin. Plus tard, l’ami Georges deviendra le père de Maigret, l’ami de Jean Gabin, l’amant de Joséphine Baker et même le président du festival de Cannes l’année où Fellini est palmé pour sa Dolce Vita, en 1960. Il parcourra le globe en collectionnant les conquêtes féminines – environ 10.000, dont 8.000 “rémunérées”, avouera-t-il lui-même -, en traversant New York, la Floride et le Connecticut, mais aussi en passant par la Turquie pour interviewer Trotski. Tout cela en écrivant quelque 230 histoires. “Qu’ai-je construit? Au fond, cela ne me regarde pas”, dira-t-il un jour, préférant confier son œuvre à nos yeux à nous »

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