Le premier épisode de The Deuce déjà disponible sur Be à la demande

La nouvelle série de HBO dépeint les débuts de l'industrie pornographique dans un New-York seventies crasseux.

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Au rayon des séries les plus attendues de l’année, The Deuce, la nouvelle création HBO, tient une belle place en tête de gondole. Il faut dire que le pitch avait tous les ingrédients pour nous mettre l’eau à la bouche dès l’annonce du projet. De gros noms au générique (Maggie Gyllenhall et une double portion de James Franco), un thème audacieux et sexy, le tout mitoné par les créateurs de The Wire, ils n’en fallait pas plus pour nous mettre en appétit. Bonne nouvelle: vous pouvez déjà découvrir le petit bijou, du moins son premier épisode, puisque le pilote est déjà disponible sur le service de Be à la demande. De quoi patienter avant le début officiel des hostilités le 11 septembre sur HBO sur Be1 en direct from USA. On vous conseille vivement de ne pas passer à côté et on vous explique pourquoi dans le Moustique du 6 septembre dont voici quelques extraits: 

« The Deuce nous plonge dans un New York qui n’existe plus. Le New York de French Connection (le film de William Friedkin) et de Last Exit To Brooklyn (le livre d’Hubert Selby Jr.). Le New York des camés et des crans d’arrêts, nettoyé au karcher par la mairie de Rudolf Giuliani, auteur d’une politique “tolérance zéro” dont la plus grande réussite fut de rétablir la sécurité en remplaçant  les sex-shops par des magasins Disney. Dans ce quartier qui, jamais frais, s’affiche avec des valises sous les yeux et vit en perpétuelle gueule de bois, le petit peuple des bars et des trottoirs nous attend. Vincent d’abord, beau mec à moustache qui travaille la nuit derrière le comptoir d’un zinc à poivrots. Père absent, il voit son mariage partir à la dérive, quitte son foyer et s’installe dans un hôtel en dessous de tout où les régulières d’en bas ont leurs habitudes. Flanqué de Frankie, son frère jumeau plus énervé et surtout plus endetté que lui, il va lancer sa propre affaire. Un bar dont l’enseigne est une couverture pour la mafia qui gère, entre autres, tout ce qui ressemble de près ou de loin à une machine à sous – distributeurs de cigarettes, billards, juke-boxes. À fond dans son élément, James Franco fait double jeu et incarne avec beaucoup de grâce les deux frères. Dehors, au milieu de celles qui vendent leur corps, Candy se distingue. Elle, qui a le sens du business, sent le vent tourner: l’industrie du sexe, en plein essor, se dirige droit vers un paradis à dollars: le cinéma porno. Tapant dans le mille, Maggie Gyllenhaal est parfaite en Candy, figure centrale de la série. La dimension documentaire et profonde de The Deuce – parfois hard, mais moins putassière que son sujet le laisse penser – est assurée par ses créateurs qui ont déjà fait leurs preuves ailleurs. »

Pour découvrir la suite de l’article, rendez-vous le 6 septembre en librairie ou sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

 

 

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