La rédemption?

Nouveau plateau, nouvelle équipe, une refonte complète de TPMP était indispensable pour se racheter une conduite.

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Les nombreuses polémiques, dont un canular flirtant avec l’homophobie qui a entraîné des sanctions du CSA, ont finalement eu raison de la formule provocatrice du phénomène Hanouna. Matthieu Delormeau, Enora Malagré et Thierry Moreau, chroniqueurs emblématiques, ont senti le vent tourner et ont quitté le navire. Cyril Hanouna n’a pas chômé pour les remplacer et son nouveau casting a plutôt de la gueule. La militante Rokhaya Diallo, l’ancien rédac-chef de L’Express Renaud Revel, le sniper foot Pierre Menès ou encore Rachid Arhab, ancien sociétaire du… CSA. Une équipe a priori plus consciencieuse, dont les membres ne proviennent pas des Anges de la téléréalité mais de médias reconnus.  

Touche pas à mon poste a fait couler beaucoup d’encre mais on peut reconnaître à Cyril Hanouna sa volonté de se situer hors des cadres cathodiques habituels. Qu’on le veuille ou non, il a balayé la poussière qui s’accumulait sur un PAF à la limite de la léthargie. Tant que le gourou s’est vu pousser des ailes et a volé trop près du soleil. Au fil du temps, TPMP est devenue le cadre de tous les excès. Trop de chroniqueurs, trop d’imprévus, trop de polémiques. Les aménagements à venir nous laissent espérer que l’émission, qui voulait décortiquer les médias mais s’intéressait surtout à la vie sexuelle de Matthieu Delormeau, reviendra à ses fondamentaux: des débats porteurs de bonnes vannes (il y en a, parfois) et non un festival de blagues lourdes interrompu par un débat houleux. Il est clair qu’avec un public d’adulescents plus en demande de happenings graveleux que d’une véritable réflexion, ça passe ou ça casse, mais Cyril Hanouna mérite peut-être bien cette dernière chance.

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