La rentrée de La Une: des chiens, des séries et Sara de Paduwa

Pas de grands bouleversement sur La Une cette saison. Fière de ses résultats, la chaîne capitalise sur ses points forts et annonce cinq séries belges d'ici fin 2018.

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Après une saison 2016-2017 où on a beaucoup parlé des fictions made in RTBF sans en voir l’ombre du début d’une image, ça y est. Unité 42, avec Patrick Ridremont et la Française Constance Gay, sera diffusée avant Noël 2017, foi de François Tron, directeur de la télévision. Une histoire de flics, citadins pour une fois, qui s’attaquent à la cybercriminalité. Ensuite, on suivra Champion, un footballeur has been mégalo qui ne permet à personne d’oublier qu’il a été fugitivement une star mondiale du ballon rond. Puis la saison 2 de La trêve et Ennemi public. Sans oublier e-Legal, qui suit le quotidien d’un cabinets d’avocats spécialisés dans la cybercriminalité. Elle devait succéder à Ennemi public, mais il semble que le résultat n’ait pas été/ne soit pas très convaincant. Les rumeurs parlent de problèmes financiers, d’équipe démobilisée, de diffusion éventuelle en deuxième partie de soirée… Mais la direction élude et clame haut et fort sa confiance.

D’autres fictions, coproduites, sont attendues: de la série Souviens-toi, avec Marie Gillain, au téléfilm Parole contre parole avec Elsa Lunghini et – encore – Patrick Ridremont, en passant par le Tueur du Lac (suite du Mystère du lac) avec Julie de Bona, Marie-Anne Chazel, Julie Depardieu, Clément Manuel. Et bien sûr les nouvelles saison de Cassandre, Sam (avec cette fois Natacha Lindinger), Lebowitz contre Lebowitz, La vengeance aux yeux clairs

Côté émissions, rien ne change ou presque. On a noté le déplacement de Sacha Daout et son A votre avis du dimanche au mercredi vers 22h. Rien à voir avec les mauvaises audiences de la saison dernière, paraît-il. Mais le public du soir est plus large, plus jeune, et l’émission pourra axer son débat soit sur les débats proposés au Parlement le lendemain ou le surlendemain, soit sur la thématique développée dans Questions à la une, diffusée juste avant, soit sur un sujet de société.

Toujours mené par Joanne Montay et François de Brigode – qui va bientôt fêter ses 20 ans de JT -, Jeudi en prime s’étirera désormais sur 45 minutes une fois par mois pour l’interview en profondeur d’une personnalité politique.

Plus léger, On n’est pas des pigeons s’offre deux nouveautés: Thibaut Roland et la Pigeonnette, qui n’est pas une danseuse attachée aux pas de Sébastien Nollevaux, mais le petit véhicule avec lequel les chroniqueurs iront à la rencontre des téléspectateurs, sur les marchés ou dans les centres commerciaux par exemple. 

Le reste? Des films (Spectre, 50 nuances de Grey, Le tout nouveau testament, Jurassic World…), des docus (dont l’impérissable Demain), des anniversaires (les 60 ans de Cap 48, les 20 ans de Jardins et loisirs, les 50 ans du Week-end sportif qui aura droit à une émission spéciale le 26 décembre) et bien sûr The Voice, dont la saison 7 se déroulera sous le regard critique de BJ Scott, Slimane, Vitaa et Matthew Irons de Puggy.

Mais alors, où sont les chiens et Sara de Paduwa? Les premiers dans Mon chien, ce héros, destins croisés, une émission qui occupera deux soirées, les 24 septembre et 1er octobre. Soit juste avant Cap 48, ce qui n’est pas anodin puisqu’on va y suivre l’entraînement de quatre chiens choisis dans un refuge pour accompagner des personnes handicapées, puis leur arrivée dans leur famille d’adoption.

Sara de Paduwa, elle, va éveiller les souvenirs des téléspectateurs dans La famille à remonter le temps. Trois familles vont vivre, déconnectées, pendant trois jours, dans une maison vintage où tout a été reconstitué à la mode des années 70, 80 ou 90, du papier peint à la voiture, du choix musical aux programmes de télé, du contenu de la garde-robe à celui du frigo. Inutile de dire que ça s’annonce très drôle et que les plus jeunes, que ce soit ceux qui regardent l’émission ou ceux qui y participent, risquent d’ouvrir des yeux comme des soucoupes. Une émission qui correspond bien à la manière dont Jean-Paul Philippot définit l’état d’esprit de cette saison, plus dans «le lien social que les dysfonctionnements de la société».

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