Le nouveau western

Alex Hugo, le flic montagnard revient dans trois enquêtes alpines inédites cette saison.

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Une baignade dans la rivière, à proximité des marmottes et des bouquetins… Un prélude bucolique avant la découverte de deux corps. La série prend toujours le temps d’installer son héros solitaire, Alex Hugo, au milieu de ces montagnes silencieuses, qui recrachent régulièrement des secrets. Ces grands espaces lui donnent une singularité proche du western. Au fil de sa construction, la série donne de plus en plus de place à ces paysages grandioses. Quitte à ce que rien d’autre n’intéresse le téléspectateur. La série a d’ailleurs souffert de son (absence de) rythme. Les Alpes remplissent le cadre, pas toujours le vide.

Alex Hugo, grâce à qui Samuel Le Bihan retrouve une place centrale de comédien, est en effet un héros à la virilité tranquille, doux et tourmenté, inspiré d’un personnage de roman américain. Ses intuitions et ses états d’âme sont de toutes les scènes, suscitant une empathie relative. Dans cet épisode, intitulé Les amants du Levant, on assiste à des retrouvailles difficiles avec son père. Mais là encore, le rejet du fils blessé et la tentative de réconciliation d’un père malade ne créent pas vraiment l’émoi. Pourtant, la mise en parallèle de cette filiation avec deux personnages migrants victimes d’un trafic tend à la rehausser. Malgré tout, un succès se dessine. France 2 a augmenté sa collection en nombre d’épisodes. Trois inédits cette saison et un autre en tournage. Le public est donc au rendez-vous. En dépit de ses faiblesses (dont des personnages secondaires à la limite de la figuration), Alex Hugo tient sur le bol d’air qu’elle propose. On se laisse doucement bercer par une nature hypnotisante à la puissance supérieure aux petites intrigues humaines.

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