Dernière ligne droite

Un an après la nomination de Roberto Martinez, les Diables sont aux portes du Mondial – mais il reste beaucoup à faire.

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Après avoir repris la saison avec leurs clubs respectifs, les joueurs de l’équipe nationale se retrouvent pour la première fois depuis juin. Après un match retour contre Gibraltar qui ne devrait pas avoir posé trop de problèmes, Courtois et les siens affrontent la Grèce, seule équipe à les avoir accrochés (1-1) dans cette campagne. Solides leaders du groupe H, nos Diables devraient être du voyage en Russie, même si les déplacements de ce soir et du mois en prochain en Bosnie restent les deux matches les plus difficiles, comme l’a rappelé le sélectionneur.

Tout n’est pas encore rose pour autant. Alors qu’il fête son premier anniversaire aux commandes, Roberto Martinez signe un bilan très positif, avec une seule défaite, face à l’Espagne pour son baptême du feu. Mais s’il présente des statistiques brillantes, c’est vrai, le technicien espagnol n’a pas encore réussi à modifier en profondeur l’équipe nationale. À moins de 300 jours du rendez-vous russe, on est toujours dans l’attente DU match référence de cette génération pétrie de talent mais encore loin des forces collectives que sont l’Allemagne, l’Espagne ou même la France. Impériaux face aux petites équipes comme Gibraltar ou Chypre, les Diables calent dès que le niveau s’élève un peu, en témoignent la défaite face à l’Espagne et les nuls face à la Russie et les Pays-Bas, deux équipes pourtant en pleine reconstruction. En passant à un 3-4-3 très à la mode, l’ancien entraîneur d’Everton a posé sa griffe dans l’organisation mais on reste toujours sur notre faim face au manque d’engagement et d’idées de cette équipe lorsqu’elle est contrariée. Du fond de jeu et une âme, voilà le défi que devra relever Roberto Martinez d’ici juin.

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