Trek musclé

Le maître artificier de la saga Fast & Furious fait honneur à sa vitesse d’action et rend un bel hommage au mythe Star Trek pour les 50 ans de la série.

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Juste le temps d’un échange entre Spock et le capitaine Kirk, qui vient pourtant de confier à son ami vulcain qu’il a un peu passé l’âge d’aller par monts et par vaux. Ou plutôt d’univers parallèles en mondes inconnus. Et voilà qu’une tripotée d’extraterrestres se met à grignoter l’Enterprise comme s’ils n’avaient pas été nourris depuis des siècles! L’image numérique est du plus bel effet, mais ce n’est pas de bon augure pour nos amis, contraints d’atterrir en catastrophe sur une planète inconnue. La nouvelle est néanmoins bien accueillie du côté des trekkies (fans numéro un de l’univers Star Trek) qui voyaient déjà d’un mauvais œil la lassitude de Kirk, l’inclination étrange de Spock à la sensiblerie amoureuse et la paix régnant sur le satellite artificiel dans la multiculturalité la plus joviale (avec un clin d’œil rapide mais sympa au “mariage pour tous”). Oui, la fraternité harmonieuse au cinéma c’est bien, mais c’est un peu long.

C’est donc des griffes d’un très vilain prénommé Krall que les occupants de l’Enterprise doivent s’échapper. Ce qui donne à Lin, qui a remplacé au pied levé un J.J. Abrams tout occupé à la galaxie Star Wars, le loisir d’offrir son quart d’heure warholien à chaque membre de l’équipage. Mais rapidement, car Krall n’est jamais loin, et le réalisateur, après plusieurs clins d’œil à la série dont il s’avère un authentique fan, est pressé d’y apposer sa patte: la vitesse et l’énergie. On ne s’étonnera donc pas de voir traîner dans le vaisseau échoué une moto que Kirk va enfourcher pour un rodéo démentiel en vue de remettre en équilibre une cité à la gravitation variable.

Entre hommage authentique et action frénétique, Lin hésite un peu et perd de vue son scénario. Mais ceux qui veulent en avoir plein les mirettes savent dans quel coin de l’univers ils doivent se rendre ce samedi soir.

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