Gossips Girls

Suite de Pretty Little Liars, preuve que l’imagination humaine est sans limites dans le rocambolesque.

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On avait abandonné les filles claquemurées dans la “maison de poupées” de A. aka Charles. Ouf, les revoici, quelques secondes plus tard, toujours enfermées, débutant la saison 6 en mode traumatisant à l’extrême (ce Charles, quand même!). Pendant ce temps-là, Ezra, Caleb et Toby sont à leur recherche, avec et sans l’aide de la police locale. La suite à l’écran et ça va dépoter. Cette nouvelle tranche de vie compliquée à Rosewood est plus courte que les précédentes (20 épisodes) et sera construite en 2 parties bien distinctes. En véritable ivrogne, la showrunneuse Marlene King avait promis juré craché de démarrer par “l’été des réponses”. Ah ah, effectivement, si le mystère A. s’élucide à chaque instant davantage, cela n’est, au final, qu’une façon de rajouter des couches et des couches de mystères, d’enquêtes, d’embrouilles, de trahisons et de révélations fracassantes, censés faire tomber de son canapé le spectateur ébahi.

Quel talent que celui de ces scénaristes, capables de concocter tant de soupes fraîches dans de vieilles casseroles! Pourtant, aujourd’hui, ça commence à se voir, la série subit l’écueil habituel des soaps à concept: elle tire sur la corde. Tout, acteurs, écriture, rythme, reste impeccable, mais l’on commence à se lasser de A. et de ses identités multiples. Tout comme des volte-face d’Alison, des morts pas morts et des enfants cachés. La rupture de la 11e saison sera salutaire… et donnera un nouveau souffle aux intrigues. Attention toutefois, face au public ado, à débriefer certains aspects discutables, puisqu’au sexisme latent se rajoute, parfois, un soupçon de clichés transphobes.

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