Premier de classe

L’ex-chef de Police en portrait et en concert: on a eu des soirs moins élégants sur Arte.

stingenglishman1_arte

Avant de devenir musicien, Sting était prof. “J’ai appris à retenir l’attention de quarante adolescents déchaînés. Finalement, je fais le même travail aujourd’hui, sauf qu’il y a un peu plus de monde”, sourit-il en se souvenant des années 70 où, en pleine tempête punk, ce fils de coiffeuse et de laitier choisit un virage serré qui le mènera d’abord vers le ska et le reggae. La suite est écrite depuis longtemps: The Police, fondé en 1977, bouscule les ondes et les hit-parades. En cinq albums studios et une vingtaine de singles, tout sera dit. On est à peine en 1985 lorsque Sting décide – déjà – de se lancer en solo. Il est alors à l’aube d’une carrière qui, en matière d’inspiration et de profusion, supplantera largement le boulot effectué au sein de son ex-groupe devenu mythique. Même si l’écho de The Police, paradoxalement, reste sans doute plus puissant que tout le reste…

C’est l’histoire d’un chanteur insatiable, à l’écoute de son temps et des autres, qui est racontée dans le portrait inédit proposé ce vendredi sur Arte. Sa quête de rythmes chauds ou jazzy, indolores ou plus rock, cuivrés ou sacrés. Ses engagements pour les causes humanitaires – les Indiens, mais pas que -, ses souvenirs de cinéma (de Quadrophenia à Dune, mais pas que non plus), ou ses affinités avec le tantrisme. L’artiste britannique le plus classe du royaume se livre en rappelant que “la créativité est un animal furtif qu’il faut traquer, quitte à changer parfois de méthode”. Bien sûr, quand Sting parle, les oreilles ne s’ouvrent jamais inutilement. C’est pareil quand il chante, et ça tombe bien: Arte enchaîne avec un concert capté récemment à l’Olympia parisien lors de la sortie de son album “57th & 9th”, son douzième, et peut-être que rien n’est encore dit…

Plus d'actualité