Des cornemuses dans la brume

Petit voyage en musique parmi les décors écossais et les artistes locaux qui font vibrer les lacs.

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Le premier qui cite Michel Sardou a perdu. Bien qu’il évoque “les monstres des lacs” dans sa chanson – c’est une erreur d’écriture -, le Connemara est en Irlande, on ne le répétera jamais assez. Non, l’Écosse, la vraie, celle qui sent la tourbe et le whisky, le silence et l’amer, le brouillard et le tourment, elle est chantée dans le vent des Highlands et les recoins des pubs enfumés. Des complaintes enivrées, parfois. Mais surtout des couplets qui racontent des histoires de jadis, quand les clans défendaient leurs terres et leurs lacs, quand les marins revenaient épuisés d’une virée en mer chahutée, ou quand les fêtes de hameaux paumés se transformaient en réconciliations aussi sincères qu’éphémères.

C’est de cette Écosse-là dont il est question dans le documentaire offert ce dimanche par France 3. Un pays qui a longtemps vibré au son des cornemuses et des accordéons, s’accordant sur le fait que la musique pouvait tout soigner, tout réchauffer, tout apaiser. Entre les “pipe bands” et les “scottish dancers”, l’escapade traverse les montagnes à la rencontre de ceux qui, quand ils jouent, ne tombent de sommeil qu’à la nuit finie. Le guide sonore s’appelle Joanne McIver, elle est originaire de l’île d’Aran et elle connaît le patrimoine musical de sa nation comme personne. Elle sait les légendes qui ont fait naître les sons, le mythe qui a donné vie au cantique universel Amazing Grace ou le décor qui a inspiré Mull of Kintyre à Paul McCartney et ses Wings. Et bien sûr, elle a conscience que Simple Minds, Donovan, Texas ou Travis n’auraient jamais fait la même carrière s’ils étaient nés ailleurs…

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