Belles livraisons animées

En cette mi-août, Be tv va faire miauler la jeunesse de plaisir avec la diffusion de deux excellents films d’animation, Bon Gros Géant et Kubo et l’armure magique?

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Deux histoires d”Il était une fois”. Et deux façons différentes de raconter un récit d’apprentissage initiatique. Dans le coin gauche du ring de cette battle pour divertir la jeunesse, il y a le maître incontesté du genre, le champion toutes catégories des récits d’enfance, qui a fait rêver des générations entières et rassuré tous les enfants perdus avec E.T., l’extraterrestre: Monsieur Steven Spielberg. Qui adapte pour l’occasion un conte du célèbre Roald Dahl (Charlie et la chocolaterie).

Son beau gros géant présente un certain cousinage avec E.T. Comme ce dernier, il se sent seul au monde. Toujours comme lui, il fait une petite halte du côté des humains, histoire de voir s’ils se débrouillent un peu mieux que les géants dans leur relation à l’autre. Et c’est une petite fille seule comme lui qu’il va emmener dans son monde, dans le creux de sa main immense, afin de se désennuyer un peu. Comme toujours l’imaginaire est débridé et les scènes cocasses se succèdent. Steven mêle avec une incroyable dextérité images réelles et animation, ratant, chose rare, certaines scènes clés du film. Mais même mineur dans son immense cinématographie, BGG porte sa griffe, contant sur un air de merveilleux la très belle aventure de deux inadaptés.

Seulement, le génial Steven a face à lui un challenger de poids. Produit par les studios Laïka (auxquels on doit l’épatant L’étrange pouvoir de Norman), Kubo… conte l’aventure d’un petit raconteur d’histoires dans le Japon féodal, pris à son propre piège lorsqu’il invoque à l’insu de son plein gré un esprit malfaisant venu du passé. Magie, dépassement de soi, confiance en ses rêves font le sel de ce dessin animé artisanal à la beauté sidérante et à l’émotion intacte, qui fait littéralement chanceler le tenant du titre Spielberg dans cette confrontation pourtant inégale au départ. Qu’importe, il ne reste que des vainqueurs: les jeunes (et moins jeunes) auxquels ces deux divertissements bourrés de fantaisie et d’intelligence sont destinés.

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