Divine étincelle

Après un docu consacré à Roberto Alagna, on verra la Neuvième symphonie de Beethoven, captée le 16 juillet au Théâtre antique.

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Même si l’on ne l’y voit plus, le ténor franco-italien reste indissociable du festival lyrique. Il s’y est produit une quinzaine de fois depuis 1998, enchaînant les grands rôles et les morceaux de bravoure. Cet homme à part, cette superstar qui a enflammé Carmen à l’Opéra Bastille il y a quelques jours, est l’objet d’un reportage qui ouvre la soirée. On a beau préférer la musique au people, le film tient la route. Il nous présente un artiste généreux, sans barrières ni œillères, qui passe avec aisance du répertoire classique aux airs populaires. La musique, c’est la musique, qu’elle soit chantée sous les ors des théâtres ou dans les lumières des stades! Alors Alagna a souvent fait des pas de côté vers le grand public, sans fausse note.

Le nombre de ses duos avec des artistes de variété impressionne. Patrick Bruel, Nolwenn Leroy, Jane Birkin, Dave, Zaz, Maurane, Salvatore Adamo, entre autres, ont partagé son micro. On découvrira leurs collaborations et, pour certains, leurs commentaires et leurs souvenirs. Deux heures de portrait d’un grand musicien, un peu anecdotique mais savoureux… Qui nous feront patienter avant l’essentiel: cette 9e Symphonie de Beethoven, présentée cette année dans les Chorégies d’Orange, à 22h50. En guise de décor, une fresque de Klimt, projetée sur le fond du théâtre, enchante. Puis, les voix s’élèvent, les notes nous emportent… Quel bonheur, de retrouver cet hymne à la liberté, à la fraternité, à la jubilation d’être, interprétée avec puissance par l’Orchestre philharmonique et les Chœurs de Radio France. Un moment extraordinaire, même à travers un écran de télé.

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