Mamma ououououhhh

Retour sur Bohemian Rhapsody, l’hymne qui a marqué l’histoire de Queen, et la nôtre.

queenbehindrhapsody2_arte

Impossible pour Arte d’envisager son Summer of Fish’n’Chips sans passer par la case Queen. Le groupe, pas la reine – même si la bande de Freddy Mercury fait partie aujourd’hui des joyaux de la couronne. Pour apporter quelque chose de neuf à un sujet traité un bon milliard de fois, Simon Lupton et Rhys Thomas ont choisi de centrer leur documentaire sur le titre Bohemian Rhapsody. Un excellent choix. Non seulement parce qu’il s’inscrit en filigrane sur toute la carrière du groupe, mais aussi parce qu’il illustre magnifiquement le personnage complexe et fantasque de Mercury, qui en est l’auteur, le compositeur et le chef d’orchestre.

À l’époque, en 1975, Queen a sorti trois LP assez discrets. L’album “A Night At The Opera” va faire du groupe une légende et de Bohemian Rhapsody un hymne rock universel. C’est pourtant un ovni de presque six minutes, aux accents lyriques, au texte nébuleux, qui passe d’un registre à l’autre et superpose des dizaines de pistes d’enregistrement au point que le groupe est incapable de le jouer live sans s’appuyer sur des bandes. Pris par la ferveur et la richesse mélodique du morceau, le public adore. Quelques mois plus tard, l’explosion du punk balaie les vieux birbes, les vieux bardes et tout ce qui dépasse 2’30. À deux ans près, tout aurait sans doute été très différent…

Pour retracer la saga queenesque et l’impact de Bohemian Rhapsody, de très nombreuses images d’archives bien sûr, y compris des interventions de Freddy Mercury, dont la sincérité a des accents fragiles et touchants. Mais aussi des interviews inédites du guitariste du groupe, Brian May (70 ans le 19 juillet), et du batteur Roger Taylor (68 ans le 26), qui donnent du recul à leur histoire. Un doc à voir pour revoir, savoir et frissonner.

Plus d'actualité