Le suspense dans la peau

Neuf ans après La vengeance dans la peau, Matt Damon reprend du service dans son rôle fétiche, celui de Jason Bourne.  

jasonbourne4_be

En 2007, à la question de savoir s’il se verrait rempiler un jour dans un nouveau volet de la franchise centrée autour du personnage de Jason Bourne, Matt Damon répondait: “Peut-être, dans dix ans, y aurait-il un moyen de le retrouver à un autre stade de son parcours. Je ne serais pas contre, à condition que Paul Greengrass soit de la partie. La balle est dans son camp!” Difficile de faire mieux en matière d’annonce prémonitoire, puisque quasiment une décennie plus tard, Damon et le réalisateur Greengrass se retrouvaient en effet pour le cinquième épisode de la saga, intitulé tout naturellement Jason Bourne.

Entre-temps, Tony Gilroy (scénariste des trois premiers volets) avait réalisé une sorte d’intermède assez bien fichu avec Jason Bourne: l’héritage, une histoire parallèle dans lequel Jeremy Renner prenait la relève. L’acteur se disait prêt à poursuivre sur sa lancée, mais il devra attendre un peu avant de repartir en mission, car Matt is back en haut de l’affiche de cette série de films qui affole le tiroir-caisse des producteurs depuis 15 ans, avec une moyenne de 300 millions de dollars de recettes sur l’ensemble des quatre premiers numéros!

La clé d’un succès qui ne se dément pas? Des scénarios intelligemment élaborés, des scènes de combat réalistes, un héros qui utilise sa tête plutôt que des gadgets ultra-sophistiqués et bien sûr, une réalisation nerveuse, une caméra virevoltante et un montage haché qui scotchent le spectateur à son siège et gardent le suspense intact d’un bout à l’autre. Comme l’expliquait Paul Greengrass, “mes deux maîtres mots en matière de style sont clarté et économie narrative. Quand je tourne, j’essaie de trouver le juste équilibre dans le chaos des forces contradictoires qui président à une telle entreprise”. Jason Bourne: une saga qui n’a pas fini d’avoir le rythme dans la peau!  

Sur le même sujet
Plus d'actualité