Funk you

De ses racines afro-américaines à son influence sur les courants musicaux modernes, il est temps de célébrer le funky good time.  

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S’il existe, encore aujourd’hui, un courant musical qui fait monter la température, c’est bien le funk. Et il en a profité pour transpirer dans tous les courants musicaux qui l’ont suivi. Pour preuve, James Brown (Sex Machine)est l’artiste le plus samplé de l’histoire de la musique. D’ailleurs, si, sur la route de ces fous du funk l’on croise des grands noms du genre tels que George Clinton ou Bootsy Williams, on retrouve également Pharrell Williams, Ice Cube et Abd Al Malik. De ses origines à ces héritiers, le funk, né juste après les combats des Noirs pour l’acquisition de leurs droits civiques, a institué la fierté d’être afro-américain.

Mais si l’histoire du funk repose sur ses liens mythiques avec l’histoire des Noirs aux USA, on ne va pas se le cacher, c’est bien le sexe qui constitue l’ingrédient principal du courant. Le funk a rapproché les corps et a ouvert à la multiplication des partenaires, tant sur la piste de danse que sous la couette, où s’est opéré le début du métissage. Nous ne révélerons pas ici la différence entre le rock, la soul et le funk car l’analogie qu’utilise Thomas Boujut, journaliste de l’émission musicale Alcaline, est aussi crue qu’elle vaut le détour. Sachez juste qu’elle concerne, selon le courant, les ambitions sexuelles distinctes des musiciens lorsqu’ils attaquent une soirée. Pas follement originale, la structure du docu est par contre diablement efficace. Le rythme aussi. À l’image de son sujet, Les fous du funk ne connaît aucun temps mort et groove durant une heure et demie. On se laisse hypnotiser par la pertinence et la légèreté de ton des interventions des journalistes et musiciens autant que par les pas de James Brown au milieu des années 60.  

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