Vis ma vie de gnou

Vingt pros de la survie sont lâchés dans la savane. Leur but? Faire leur “migration”.

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Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la plus grande migration annuelle de mammifères n’a pas lieu au mois de novembre lors du Black Friday. Non, tout aussi sauvage, elle se produit sur la plaine du Serengeti, gigantesque parc naturel situé au nord de la Tanzanie. Dans cet énorme open space sauvage vivent plus de 4 millions d’animaux dont une bonne population d’oiseaux et de gnous. Tous les ans, ces derniers sont 1,3 million à traverser l’étendue somptueuse sous le regard avide de leurs prédateurs. Voilà le décor de Migrations qui suit, à la manière d’une téléréalité plus que d’un documentaire, les aventures de vingt Américains en quête d’aventure extrême. Leur seul point commun: être un “expert” dans un domaine utile à l’escapade.

Le concept: le troupeau doit réaliser sa propre migration, sans arme et avec un équipement des plus sommaire. Une sorte de Koh-Lanta d’experts. Le programme mêle donc quelques-uns des concepts qui marchent en télé depuis quelques années: le documentaire nature, le survivalisme et la téléréalité d’aventure. Une recette alléchante qui tourne malheureusement à l’indigestion dès les premières minutes en terre africaine. Les clichés made in téléréalité s’enchaînent en commençant par les profils des participants. Ici, un jeune à l’enfance difficile qui veut prouver que son inexpérience n’est pas un problème, là-bas un Sartre du pauvre qui nous explique que le plus gros danger vient de l’intérieur du groupe parce que l’enfer c’est les autres. Sans surprise, l’entreprise, a priori basée sur la solidarité, tourne au combat de coqs après 200 mètres. Migrations se vautre dans la téléréalité la plus grotesque à tel point que la question de la crédibilité de l’affaire n’est plus qu’un détail.  

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