Rétro sixties pour les X-Men

La saga s’offre un retour aux sources efficace. Probablement l’épisode le mieux ficelé sur le plan scénaristique.  

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Cinq ans après la conclusion calamiteuse de la première trilogie, on demande au jeune qui monte, Matthew Vaughn, réalisateur des Kick-Ass et de Kingsman, de reprendre le flambeau. Et quoi de mieux qu’une préquelle pour remettre les compteurs à zéro? C’est d’ailleurs cet aspect historique qui fait la force de ce X-Men : Le Commencement.

Avant que Charles Xavier et Erik Lehnsherr ne deviennent le Professeur X et Magneto, ils ne sont que deux jeunes hommes qui découvrent et tentent de maîtriser leurs pouvoirs. Ils travaillent même ensemble pour éviter au monde de courir à sa perte. En plus de frapper fort en retraçant les origines du conflit entre la Confrérie de Magneto et les X-Men, Vaughn marque des points en revisitant des périodes sombres de l’histoire. Il entame directement son périple en 1944 dans l’horreur des camps avant de raccrocher son scénario à la Guerre Froide et à la crise des missiles. Le réalisateur britannique réussit à éviter la surabondance d’effets spéciaux pour se concentrer sur des moments moins spectaculaires mais diablement plus intéressants sur le fond. Mention satisfaisante pour ce First Class. 

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