Cours après moi que je t’attrape

Plus divertissement que série, The Catch tricote les ficelles de l’arnaque et de la rupture amoureuse.

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Oubliez les qualités qui font d’une série une œuvre marquante. The Catch, c’est la version bling-bling du grand n’importe quoi, un gloubiboulga de personnages improbables et de situations caricaturales qui explosent la notion même de crédibilité. Alors on ricane, mais, sans s’y laisser prendre, on regarde ce pseudo-thriller dramatico-sentimental pour ce qu’il est: un joli moment de détente. Aux commandes: Shonda Rhimes, toute-puissante productrice et vampire des audiences. Elle a absorbé les leçons d’Aaron Spelling (Starsky et Hutch, Drôles de dames…), de David E. Kelley (Ally McBeal), ou même de Dick Wolf (New York, unité spéciale, Chicago Fire, etc.) pour réussir Grey’s Anatomy, Scandal et Murder. Et essayer The Catch le temps de deux saisons.

Ses héros: Alice Vaughan, une détective de haut vol, et Benjamin Jones, son charmant fiancé qui se taille à la veille du mariage avec son argent et les contacts de ses clients. Pas bien. Comme Alice est intelligente, fière et douée, elle troque ses larmes pour un plan de bataille. Elle va retrouver son ex et récupérer ce qu’il lui doit. Dans le rôle de l’escroc, Peter Krause (Dirty Sexy Money), à qui toutes les femmes confieraient leur code bancaire les yeux fermés. Dans celui d’Alice, Mireille Enos (The Killing US), que personne de sensé n’essaierait de flouer. C’est une coriace, qui semble déguisée en chignon et robes couture, car oui, quand Alice part travailler, elle adopte le look Mad Men – elle ne doit pas souvent planquer huit heures dans une voiture. Entre l’arnaqueur et l’arnaquée, le rapport de force n’est donc pas forcément celui qu’on imagine… On vous laisse imaginer la suite, inondée de soleil, de champagne et d’invraisemblances. Une vraie série d’été.  

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