Cold case: affaires vraiment classées?

Dans des enquêtes classées sans suite, la science permet de redonner espoir aux familles des victimes.

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L’affaire Grégory a récemment connu un rebondissement inattendu et pourrait bientôt connaître son dénouement. Si cette évolution dans un dossier vieux de 32 ans a pu être possible, c’est avant tout grâce aux progrès réalisés dans les techniques de police scientifique. Les avancées en matière d’ADN ont permis de rouvrir ces fameux cold cases – des affaires vieilles de 10, 20, 30 ans qui n’ont jamais été résolues – et ainsi donner aux familles des victimes un espoir de retrouver les coupables.

Généralement, si à l’époque les enquêtes n’avaient pu aboutir, c’était faute de moyens techniques mais aussi à cause d’erreurs qui paraissent grossières aujourd’hui. Par exemple, lors de l’affaire Grégory, les gendarmes ont “pollué” la scène de crime, en marchant près du corps, sans prendre de précaution avec les indices. Depuis, les procédures ont radicalement changé: les scènes de crimes sont bouclées afin qu’aucune piste ne puisse échapper aux enquêteurs.

Autre évolution dans le domaine, celle de l’informatique. La police est équipée de logiciels permettant d’analyser les 50.000 pages qu’un dossier vieux de vingt ans peut constituer, mais également de recouper les informations sur le profil des suspects et donc de découvrir des pistes que l’homme serait incapable de déceler. Pendant un an, les équipes de Grands reportages ont suivi le travail des enquêteurs sur trois meurtres non élucidés. Sur la piste des tueurs propose une immersion dans le quotidien de la police scientifique, loin de la vision sexy véhiculée par les séries américaines.

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