Quantico: un carton assuré

Cette semaine, la “série-événement” de RTL-TVI porte bien son nom - même si elle n’a rien inventé. 

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Quantico est un patelin perdu de 500 habitants, à 50 km de Washington, qui n’a aucune raison de faire parler de lui. Si ce n’est que l’armée des États-Unis y a installé une base de marines, qui accueille aussi le NCIS (Naval Criminal Investigative Service), la DEA (Drug Enforcement Administration) et… le camp d’entraînement du FBI. C’est là que les nouvelles recrues sont soumises à un stage intensif de 21 semaines qui décidera de leur avenir – ou non – au “Bureau”. 

La série démarre quand une explosion pulvérise la gare new-yorkaise de Grand Central. Très vite, une certitude se fait jour. Le coupable fait partie des 56 stagiaires qui sont passés neuf mois plus tôt par Quantico. Et les soupçons se portent sur Alexandra Parrish, une bouillante Indo-Américaine sortie presque miraculeusement des décombres. Mais elle clame son innocence et compte bien, pour le prouver, démasquer le véritable responsable, avec l’aide de certains camarades de sa promotion.

Si la trame est classique, Joshua Safran, le showrunner (Gossip Girl, Smash) traite son histoire avec une redoutable efficacité qui repose sur un double fil narratif fort, des personnages complexes et un casting de jeunes acteurs percutants. Tout au long des 22 épisodes, on va suivre Alex dans son enquête, mais lors de son stage à Quantico. L’occasion de découvrir cette formation au boulot de super-flic ou d’agent de renseignement, des épreuves physiques aux techniques d’interrogatoire et aux tests sur le terrain. La compétition forge des liens étroits mais souvent ambigus entre les stagiaires. Et de semaine en semaine, on comprend mieux les sentiments larvés qui colorent leurs relations après l’attentat. 

Si Alex crève l’écran, ce n’est pas seulement grâce au tempérament de Priyanka Chopra (première Asiatique à remporter un People Choice Award – elle est au casting du film Alerte à Malibu). Son personnage de survivante échappe aux stéréotypes. Comme Shelby, la blonde héritière, Nimah, la musulmane voilée, Caleb, le dragueur qui déçoit sa famille, Simon passé par l’armée israélienne, Ryan, le beau gosse qui a tant de choses à cacher… 

Une première saison addictive, malgré quelque temps morts, qui se termine sur des réponses (merci aux scénaristes) et de jolies promesses pour une saison 2. La troisième est déjà signée – sans Joshua Safran, qui s’en va travailler sur un reboot de Fame. C’est autre chose…

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